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Peintre

L’"Oeuvre peint" de Virginie Houdet ne peut manquer de nous surprendre, tant "elle" semble participer
de ce qu’il convient de nommer "l’Art Moderne" - et non pas, bien évidemment, l’Art Contemporain -
mais cependant sans soumission à celui-la...!
Si cette oeuvre évoque, en effet, une parenté certaine avec la création picturale de la première moitié du vingtième siècle - et plus particulièrement au Cubisme -, il nous faut admettre que "quelque chose d’autre !" l’en différencie : à savoir "une certaine manière d’innocence" qui n’est autre que cette sincérité qui authentifie toute véritable démarche artistique.
N’oublions-pas que la beauté épouse toujours le Simple !
 
Et c’est de là, sans doute, en cette synthèse, parfaitement maîtrisée, entre abstraction et figuration
et qui ne se refuse pas, pour une fois, à la tentation décorative, ainsi que le revendique le peintre elle-même,
que peut naître ce sentiment de "pacification" qui émane de l’oeuvre.
 
La donation du monde que nous fait le peintre, que ce soit en ce regard sur les "choses" habitées de silence
- "Natures-mortes" que les pays du Nord préfèrent nommer "Vies silencieuses" ! -
et que le point blanc si cher à André Breton rend à la vie ; que ce soient ces "Palais Rouges" ou bien encore ces "Cueillettes" où une main délicate et gracieuse s’en vient caresser ces quelques fleurs perdues en leurs rêves secrets,
oui, tout nous dit l’empathie du peintre pour son objet !
Totale adhésion, donc, qui est aussi "fruition".

Représentation frontale, perpendiculaire même souvent, affirmation d’un goût certain pour la matité qui, loin d’épuiser la couleur, tout à son contraire, réveille miraculeusement celle-ci...
 
L’Oeuvre peint de Virginie Houdet, à l’instant même où s’ébauche son geste pictural qui ressuscite cette "vie des choses" que l’on pensait obligatoirement datée voire obsolète, a su trouver, en son élan sincère et simple, redisons-le,
sa propre vérité qui est aussi la nôtre.
 
 Patrick Zeyen Avril 2015